「聞くにたえない不公平や果てしない悲惨、夫婦関係を混乱させる、往々にして治療薬のみつからない情熱愛、こうしたものに対し、わたしはその解決策を探したのですが、それは無駄なことでした。ここでわたしに見えたのは、関係を断ち切ることによって夫婦関係を変革するという自由の問題だけだったのです。」
1837年2月28日、上記のように、サンドはラムネ師に宛てて『マルシーへの手紙 第六信』に重ねた内容の手紙を書き送っている。
「聞くにたえない不公平や果てしない悲惨、夫婦関係を混乱させる、往々にして治療薬のみつからない情熱愛、こうしたものに対し、わたしはその解決策を探したのですが、それは無駄なことでした。ここでわたしに見えたのは、関係を断ち切ることによって夫婦関係を変革するという自由の問題だけだったのです。」
1837年2月28日、上記のように、サンドはラムネ師に宛てて『マルシーへの手紙 第六信』に重ねた内容の手紙を書き送っている。
ジョルジュ・サンドは、女性闘士となった。彼女はペンを働かせ、共和主義的で社会主義的な信条を支援した。すなわち、それは、彼女が絶賛し経済的援助をおこない生活をサポートしていた哲学者ピエール・ルル−の思想であり、共同主義的と称される信条であった。
1837年、彼女は宗教家のラムネ師が主幹を務める『ル・モンド』紙に協力し、『マルシーへの手紙』シリーズを投稿した。『マルシーへの手紙』は、ある男性が若い女性に手紙を書くという想像上の書簡形式の連載物だったが、サンドはこの中で女性たちが置かれている憐れな状況と彼女たちが受けている程度の低い惨めな教育を糾弾している。
サンドによれば、社会が変革されれば、女性解放の実現は不可能なことではなかった。「女性たちは,自分たちが置かれている隷属状態の変革を訴えています。彼女たちは自由になることを待ち望んでいるのです。というのは、奴隷のような状態では自由が与えられることがないからです。」と、彼女は第三の手紙で明言している。
このマルシーの書簡シリーズは大成功を収めたが、『六番目のマルシーへの手紙』で、連載は中止されてしまった。というのは、サンドがこの書簡の中で、「離婚する権利」を守ろうとし、「別れる自由」を要求し、かくして「夫婦関係を変革すること」を推奨する文言を書き記したからであった。
離婚を認めないカトリック宗教に奉ずるラムネ師にとって、サンドの要求は想定外のことであり、断じて受け入れがたいものだった。
サンドの生家、ノアンの館のすぐそばに、次の画像のような「サント・アンヌ教会」という古い教会があることは、ノアンを訪れたことのある方はご存じのことと思います。
このサント・アンヌ教会には、12世紀、13世紀に遡る、古いフレスコ画があります。傷みが激しいため、壁画の修復師ディディエ・オリヴェール氏により細密な修復がおこなわれることとなったそうです(今は、すでに修復作業が終了しているかもしれません)。
このフレスコ画は、ジャン=バチスト・ぺリゴー神父により発見されたもので、サンドの尽力と作家プロスペル・メリメ(1831年からフランス歴史記念物監督官に就任)の協力のお陰で歴史記念物に指定されました。教会の建物そのものは、16世紀に建てられたものです。
この教会には、かつて、ドラクロワの描いた「聖母の教育/聖アンナ」が置かれていました(現在は、隣町のラ・シャートルにある「サンド美術館」が所蔵)。
ドラクロワは、どのような経緯でこの絵画を描くことになったのでしょうか。
ドラクロワは、サンドのノアンの館に1842年6月に滞在しました。初めてのノアン訪問でした。もちろん、ノアンにはショパンもいました。ドラクロワの書簡によれば、「僕が滞在していた館の息子さんと話していて、地元の教会のためにちょっとした画を描いてみようかということになった」のでした。滞在先の息子とは、サンドのひとり息子のモーリスのことです。ところが、キャンバス地がなかったので、ドラクロワは自分のアトリエに絵を習いにきていたモーリスに頼み、サンドがコルセット用にと使っていた厚手の布地を手に入れてこれをキャンバスにし、大急ぎでパリから必要な色の絵の具を取り寄せ、「聖母の教育/聖アンナ」の制作に取りかかったのでした。この絵画をめぐっては、ドラクロワとサンドの最愛の息子との知られざるエピソードが残されていたという訳です。
ドラクロワはその後、二回、ノアンを訪れていますが、彼はサンドの真心のこもった歓待や、この館の自由な雰囲気が大いに気に入っていたと書き残しています。
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Les fresques en péril de l'église de Nohant-Vic, le village cher à George Sand
L’église Sainte Anne de Nohant-Vic, dans l’Indre, fait peau neuve. Située à proximité du domaine de George Sand, elle possède des fresques murales datant des XIIe et XIIIe siècles. Des travaux de restauration ont été lancés, un travail minutieux mené par Didier Oliveres, restaurateur et conservateur de peinture murale.
Par Marie Chatillon
Le village de Nohant-Vic et George Sand
Les fresques présentent une similitude avec celles de l’église Saint Martin située dans le même village. Ces dernières avaient été découvertes par l’Abbé Jean-Baptiste Périgaud. Il avait, avec l’aide de George Sand et grâce à l’intervention de Prosper Mérimée, obtenu son classement en monument historique.
George Sand a vécu et écrit une bonne partie de son œuvre à Nohant-Vic après y avoir passé son enfance et son adolescence. Elle a hérité du domaine familial acquis par sa grand-mère en 1793. Beaucoup de ses amis contemporains ont été reçus dans son domaine. L'écrivaine, décédée en 1876, repose dans le petit cimetière familial de la propriété, à l’ombre d’un if centenaire.
L'Italie de Chopin et George Sand : avant-goût à Paris du Festival de Nohant
Le site de la commune de Nohant-Vic (Indre)
THÉMATIQUES LIÉES
EXPOSITIONS
Peinture
Patrimoine
LIEUX LIÉS
CENTRE
Indre
Nohant-Vic
L’église Sainte Anne de Nohant-Vic a été construite aux XIe et XIIe siècles. L’édifice, classé au titre des monuments historiques, est en cours de rénovation. La phase extérieure des travaux étant terminée, un restaurateur-conservateur de peintures murales vient d’entamer la restauration des fresques découvertes sur le mur du chevet et à l’entrée du choeur.
Equipe : F. Texier, F. Marcel et T. Guiet
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André Joubin, Correspondance générale d'Eugène Delacroix, vol. II (1838-1849), Plon, 1936, « Lettre à J.-B. Pierret », p. 194.
Où en est le roman ? Pour leur dixième anniversaire, les écrivains du collectif Inculte font le point sur une nouvelle tendance forte: le roman "documentaire". Enquête.
http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20140717.OBS4072/comment-la-generation-inculte-a-secoue-la-litterature-francaise.html
Alain Finkielkraut n'est pas si différent des délinquants du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne). Ils ont les mêmes lectures. Fin mai, l'animateur de «Répliques» invitait Maylis de Kerangal dans son émission; en juin, les prisonniers décernaient à la romancière leur prix Paris Diderot-Esprits libres.
Il va pouvoir rejoindre son éclectique collection de trophées: prix RTL-«Lire», prix France-Culture-«Télérama», prix des Relay H, prix Orange, prix des psychanalystes, prix «l'Express»-BFMTV, Grand prix Henri Gal de l'Académie française, c'est l'année Kerangal.
Vendu à 140.000 exemplaires depuis janvier, douze réimpressions, son magnifique «Réparer les vivants» (Verticales) rafle tout. Son sujet, pourtant, est aussi racoleur qu'un film de Frederick Wiseman sur les aides sociales. Rappelons-le à ceux que les nouvelles saisons de «Game of Thrones» et de l'UMP auraient éloignés des librairies: «Réparer les vivants» raconte, avec une minutie chirurgicale, une transplantation cardiaque.
Il arrive heureusement que le talent mette tout le monde d'accord (celui de Kerangal, accessoirement, rayonne aussi en Italie ces jours-ci: «Naissance d'un pont», épopée d'un chantier monumental, prix Médicis 2010, vient d'y recevoir le titre de meilleur roman étranger avec le prix Gregor von Rezzori).
Mais le sacre de cette romancière née en 1967 n'arrive pas comme un cheveu dans la soupe littéraire des années 2010. Il tombe à un moment où, après s'être empêtré dans le formalisme puis les jeux hasardeux de l'autofiction, le roman français se trouve revitalisé par une tendance, à la fois diffuse et protéiforme, au «documentaire».
Roman polymorphe et sans hiérarchie
Les récits d'Annie Ernaux, les enquêtes d'Emmanuel Carrère, les reportages de Jean Rolin, les néobiographies de Jean Echenoz sont passés par là. Ils ont rouvert les fenêtres de la littérature. Et comme le hasard fait parfois bien les choses, cela coïncide aussi avec le dixième anniversaire d'Inculte, ce collectif d'écrivains où se sont activés des gens aussi doués que François Bégaudeau, Bruce Bégout ou Joy Sorman, et qui compte encore aujourd'hui des auteurs, quadras pour la plupart, comme Mathias Enard, Mathieu Larnaudie, Claro, Arno Bertina, Oliver Rohe, Hélène Gaudy... et Maylis de Kerangal :
Quand je les ai rejoints vers 2007, j'étais une sorte d'ovni, dit-elle. J'étais un peu plus âgée qu'eux, j'avais des enfants. Mais je leur dois une prise de confiance, un élan. Ce qui m'avait frappée, c'était leur volonté d'inscrire de l'oralité dans les textes et une conception du roman totalement polymorphe, sans hiérarchie dans les formes, les thèmes, les langages. Loin de circonscrire le périmètre romanesque, ils cherchaient à augmenter ses territoires.
A l'origine, le groupe est né pour faire ce que font tous les jeunes écrivains quand ils se regroupent : une revue. «Mais attention, à la différence des autres collectifs, nous n'avions pas de programme», insiste Bertina. «La pluralité fait partie de ce qui nous unit», ajoute Larnaudie.
On le leur concède volontiers. Il faudra pourtant bien, un jour, que des historiens se penchent sur ce singulier cas d'école littéraire qui, sans manifestes ni cris de guerre, a fait circuler un peu d'air dans une littérature qui commençait de sentir le renfermé. Bertina encore :
On discutait de Novalis et de politique française, de Deleuze et du dernier match de foot... On ne voyait pas pourquoi ces matériaux hétérogènes ne permettraient pas de faire de la littérature.
LIREPORTRAIT DE GROUPE. Une sacrée bande d'incultes
La revue s'est essoufflée après une vingtaine de numéros sur «Les forces de l'ordre», «L'alcool», «Le ressentiment», «L'obscène», et des volumes collectifs comme un premier «Devenirs du roman» en 2007. Reste une maison d'édition, pilotée par Jérôme Schmidt et Alexandre Civico, qui publie la version française du «Believer», des romans comme le prochain Dantec (fin août), des essais sur l'inventeur de l'antivirus informatique ou «les Historiens de garde».
L'enquête
Reste surtout une bande d'amis, qui ont soufflé leurs bougies en invitant d'autres écrivains à cuisiner avec eux un grand gâteau : un livre, où chacun fait le point sur son travail. Objectif : réfléchir aux mutations du roman depuis dix ans, et notamment au bric-à-brac d'«archives» et «matériaux» qu'il s'est remis à consommer avec appétit.
Certaines parts de ce «Devenirs du roman, vol. 2» sont moins digestes que d'autres, mais l'ensemble est roboratif. Emmanuelle Pireyre, prix Médicis 2012 pour «Féerie générale» (Editions de l'Olivier), donne sa conception d'une «fiction documentaire» qui intègre directement «les datas du monde réel»: «Témoignages, statistiques, scories d'internet, images, reportages, analyses sociologiques, articles de journaux, etc.»
Larnaudie et Rohe, formidable biographe de Mikhaïl Kalachnikov (Inculte), évoquent la révolution numérique et les colossales «doses de savoir» désormais à portée de clic. Tristan Garcia, auteur l'an passé de «Faber. Le destructeur» (Gallimard), disserte sur le dogme marxiste de Lukács : «Le roman est l'épopée d'un monde sans dieu.» Philippe Vasset, à qui l'on doit un fameux «Livre blanc» (Fayard) fondé sur l'exploration des zones laissées vierges par les cartes IGN, explique que «chacun de [ses] livres est toujours précédé d'une enquête [...] pour localiser le plus précisément possible les zones où le réel s'affole et s'embrouille.»
LIREPhilippe Vasset, le promeneur de la zone
Et Olivia Rosenthal détaille la «méthode» qui lui a fait décrocher le prix du Livre Inter 2011 avec «Que font les rennes après Noël ?» (Verticales). Elle «écrit à partir d'entretiens»:
Ecouter des ouvriers de chantiers, des spécialistes du cerveau, des employés de pompes funèbres [...], c'est entrer dans des univers dont je suis habituellement, pour diverses raisons, séparée.
Olivia Rosenthal (Sipa)
Elle assure que ses «interlocuteurs [lui] disent des choses que l'on n'entend jamais dans les médias». Affirme que cela modifie son écriture, parce qu'elle se sent «à la fois redevable et responsable de ce qui [lui] a été dit».
Pour Bertina et Rohe, coordinateurs du livre,
ce devoir éthique élimine la possibilité de l'ironie à la Flaubert. On le voit aussi chez Annie Ernaux. Et souligner le rôle du matériau, c'est porter atteinte à la figure du génie créatif : Balzac semble un sujet capable d'intégrer toutes les informations, quelqu'un comme Pireyre les présente dans leur foisonnement. C'est une façon de dire que ce que tu écris ne vient pas que de toi, mais aussi du monde. Au fond, il s'agit de chercher l'intelligence du monde.
Et «chercher l'intelligence de Jean-François Copé, ça n'est pas toujours facile», rigole Larnaudie, qui s'est intéressé de près aux «plumes» de ministres pour écrire «Acharnement» (Actes Sud).
Mais qu'y a-t-il de facile en littérature ? Après un livre de terrain sur la gare du Nord (L'Arbalète), puis une excellente «fable documentaire» très informée sur le métier de boucher, «Comme une bête» (Gallimard), Joy Sorman s'est rendue chaque mercredi, pendant neuf mois, dans les ateliers du Lit national: elle a parlé avec «les matelassières, les menuisiers, les livreurs, les couturières» ; puis fini par accoucher d'«une petite fiction» dont «la narratrice hérite du lit de sa grand-mère» (Le Bec en l'air).
Joy Sorman (Sipa)
Elle avait peur de s'enfermer dans le documentaire, peur aussi «d'écrire sous le regard des salariés». N'empêche, les rencontrer lui a permis de «prendre son élan»: «Commencer par le concret, c'est baliser le terrain. Sinon, je suis un peu paumée...» Fin août, Joy Sorman publiera le monologue d'un ours (Gallimard): pour l'écrire, elle n'a pas pu s'empêcher d'aller «parler avec des soigneurs de zoo».
Elle se fait en revanche peu d'illusions sur la nouveauté du procédé : «Faire un terrain, c'est aussi vieux que la littérature.» Mathias Enard, qui n'a pas participé au livre, pense la même chose:
En s'appuyant sur des libertés formelles gagnées au XXe siècle, le XXIe retrouve les grands enjeux balzaciens. Peut-être parce que la part de l'imaginaire est de plus en plus prise par les séries télé ? Mais Olivier Rolin avait lancé le mouvement dès 1993 avec "l'Invention du monde", en utilisant des contraintes à la Perec pour parler du réel. La trajectoire de Patrick Deville résume bien aussi cette évolution : après des romans sans objet chez Minuit, il est passé à des romans sans fiction, au Seuil.
Mathias Enard (Sipa)
Voir le prochain Deville, en effet, à paraître fin août: il y sera question de Trotsky et Malcolm Lowry.
Maylis de Kerangal aussi ancre cette tendance documentaire dans une «essence épique de la littérature, fondée sur l'exploration de nouvelles zones de langage». Car c'est bien ça qui compte, à l'arrivée: «Faire de nouvelles phrases», comme dit Joy Sorman, par exemple avec des mots techniques comme «couteau à fileter» dans «Comme une bête», ou «Glasgow 3» dans «Réparer les vivants»:
On se doute que ça désigne un coma profond, mais comme on ne sait pas très bien ce que ça veut dire, ça ouvre des perspectives imaginaires.
LIREMaylis de Kerangal: c'est l'histoire d'un cœur...
La romancière de «Réparer les vivants» confirme, la question de la connaissance est au fond assez secondaire dans cette affaire:
Les séries télé proposent des modes narratifs qui permettent la saisie d'un espace: la Maison-Blanche, une prison, une famille de croque-morts... J'essaie de le faire aussi, mais il reste au roman la part de la question, du silence. Il faut tresser le documentaire comme un poème. Si on cherche des sujets originaux pour écrire, on est à côté de la plaque. Jamais je ne me suis dit: "Tiens, il n'y a pas de roman sur la transplantation cardiaque, donc je vais en faire un." Commencer par là, quel cauchemar !
Grégoire Leménager
Devenirs du roman, vol. 2. Ecritures et matériaux
Collectif, Inculte, 352 p., 22 euros
A LIRE
- REPARER LES VIVANTS, par Maylis de Kerangal, Verticales, 18,90 euros.
- A CE STADE DE LA NUIT, par Maylis de Kerangal, Guérin, 10 euros.
- COMME UNE BETE, par Joy Sorman, Folio, 6,20 euros.
- FEERIE GENERALE, par Emmanuelle Pireyre, Points, 6,70 euros.
- QUE FONT LES RENNES APRES NOEL ?, par Olivia Rosenthal, Folio, 6,80 euros.
- MA DERNIERE CREATION EST UN PIEGE A TAUPES, par Oliver Rohe, Inculte, 13,90 euros.
- ACHARNEMENT, par Mathieu Larnaudie, Actes Sud, 19 euros.
- LA CONJURATION, par Philippe Vasset, Fayard, 17 euros.
- ETONNAMMENT ETONNE, par Arno Bertina, Le Bec en l'air, 25 euros.
Article paru dans "le Nouvel Observateur" du 3 juillet 2014 (avec une cartographie de la "génération inculte").
La Châtre-Accueil : belote, de 14 h 30 à 17 h 30, hôtel de Villaines.
Bibliothèque : hôtel de Villaines, fermée.
MJC : 5, rue de l'Abbaye, foyer de 14 h 30 à 19 h. Bridge : 1 bis rue de l'abbaye, à 20 h, tél. 02.54.06.02.79.
Piscine : de 14 h à 19 h.
Office de tourisme : 134, rue Nationale, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 30, tél. 02.54.48.22.64.
> Cinéma Lux. Lire page 9.
> Déchetterie. « Les Tailles », à Montgivray, de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h 30. Tél. 02.54.06.08.87.
http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2014/08/04/Dans-la-ville-2004198
FESTIVAL CHOPIN À NOHANT
La grange de la maison de George Sand à Nohant, aujourd’hui réaménagée et rebaptisée « Auditorium Frédéric Chopin », accueille depuis près de 50 ans un festival de musique centré sur celle de Chopin et de la période romantique.
Le vendredi 18 juillet au soir, « Un salon chez Chopin ».
Un concert thématique avec la violoncelliste Olivia Gay, la soprano Helen Kearns, le pianiste François Dumont et le co-directeur artistique du Festival et pianiste, Yves Henry. Avant le concert, Jean-Jacques Eigeldinger, spécialiste mondial de Chopin, résume l’esprit du salon de l’époque, donc le concept du concert : la présence de la voix féminine comme héritage des 17e et 18e siècles, alternance entre la voix (mélodies ou romances) et l’instrument (morceaux de bravoure), la convivialité et la connivence artistiques.
Le programme est par conséquent éclectique : Variations sur un thème de Moore (Carnaval de Venise) de Chopin et Grande sonate op. 47 de Ignaz Moscheles (1794-1870), tous deux pour piano à quatre mains, et Grand duo concertant sur des thèmes de Robert le diable pour violoncelle et piano coécrit par Chopin et Auguste-Joseph Franchomme (1808-1884), un des plus grands violoncellistes de l’époque. A travers les Variations, œuvre de jeunesse, Chopin essaie une écriture équilibrée avec une certaine épaisseur sonore, mais n’y réussit que maladroitement, malgré sa virtuosité brillante qui lui est propre. François Dumont, tenant la partie aigüe de la partition, rend évident cette virtuosité qui transcende la faiblesse de l’écriture. Pour la Grande Sonate de Moscheles, pianiste à la technique « acrobatique » qui se rivalisait avec Liszt, c’est la rareté qui prévaut. Ici aussi la virtuosité est spectaculaire, et grand bravo à nos pianistes qui savent valoriser des épisodes pittoresques de la pièce sans la laisser tomber au même niveau que son inspiration, qui est, nous devons le dire, assez médiocre.
La soprano irlandaise Helen Kearns chante « Ah ! non credea mirarti » de Bellini (La Somnanbule) et « Regnava nel silenzio » de Donizetti (Lucia di Lammermoor) ainsi que Lorelei de Liszt. Sa voix limpide et naturelle, légère comme de l’air et puissamment dramatique selon les partitions, se superpose à l’image de Pauline Viardot, grande diva du 19e siècle, dont fera l’objet d’une conférence, le lendemain, par Patrick Barbier. Accompagnée par F. Dumont, avec qui la connivence est parfaite, elle s’exprime avec grande liberté, dans un choix judicieux du tempo à chaque moment de la partition. Olivia Gay, dans l’Introduction et polonaise brillante de Chopin et le Grand Duo de Chopin/Franchomme (avec Yves Henry au piano), montre surtout son sens pour la mélodique et le phrasé ; avec plus de précision dans des détails (hauteur de la note, tendance à laisser aller certains passages…), elle séduira davantage les oreilles des mélomanes les plus avertis.
Nohant lectureLe samedi 19 juillet à 18 heures dans le jardin (nord) de la Maison de George Sand, une lecture-concert, grande tradition du Festival, est proposée par la comédienne Maud Rayer et Yves Henry.
Il s’agit de La Daniella (1857) de George Sand, texte peu connu, où la femme-écrivain livre un récit dans la peau d’un jeune peintre visitant l’Italie. L’accentuation, l’intonation, la diction, le ton de la voix, imaginées par la comédienne, accompagné de regards et de gestes appropriés, rend le texte extrêmement vivant, évoquant notamment des paysages vivifiants. Le Pleyel droit acheté par Sand en 1849 (soit 3 ans après le départ de Chopin des lieux) qui n’a pas été entretenu pour un concert, et sa sonorisation – même si celle-ci est obligée pour quelque 400 spectateurs rassemblés dans le jardin – donnent l’impression de monotonie dans la musique, modifiant beaucoup le caractère de salon, d’autant qu’une certaine distance sépare la comédienne du pianiste qui ne facilite pas un contact adéquat…
Le soir, se tient à la grange, à guichet fermé, un récital d’Ivo Pogorelich, dans un programme Chopin (Sonate n° 2, Nocturne op. 48 n° 1) et Liszt (Mephisto-Valse et Sonate). L’acoustique assez sèche de la salle accentue le forte très énergique du pianiste, pour lequel il faut un peu de temps à s’y habituer. Le choix de tempos, l’une des originalités connues du pianiste, ne trahit pas sa réputation, par exemple dans une allure assez rapide pour la « marche funèbre » mais extrêmement large pour la partie médiane du même mouvement. Dans Liszt, sa musique se dilate et se rétrécie plus que dans Chopin, allant de l’extrême à l’autre aussi bien sur le plan du tempo que sur celui du dynamique. En entendant son interprétation, qui ne plaît pas à tout le monde, nous nous posons encore et toujours cette question : quel est l’équilibre entre l’expression de soi qui se traduit parfois par une extravagance, et l’interprétation qui plaît et qui touche son auditeur ? Chacun de son récital est une bonne occasion de se pencher sur cette question fondamentale qui n’aura jamais de réponse fixe.
Le dimanche 20 à 16 heures, la pianiste américaine d’origine russe Natasha Paremski donne une prestation tout à fait digne, en interprétant les deux Concertos de Chopin version quatuor à cordes avec le Quatuor Zaïde. Le jeu de Paremski est délicat, raffiné, soigné, attentionné et inspiré, notamment dans les mouvements lents, mais dans les tutti comme la fin de chaque section des mouvements rapides, elle souligne davantage les aspects robustes. Le Quatuor Zaïde « accompagne » (c’est bien le mot) la pianiste pour un meilleur rendu des expressions au clavier.
Aux concerts du Festival s’ajoute le plaisir de visiter l’exposition « Le Salon de George Sand » actuellement en cours dans la Maison de Sand, où sont réunis des portraits d’artistes et écrivains contemporains, qui évoquent l’entourage de Sand et de Chopin.
Crédit photographique : Concert « Un salon chez Chopin » ; Maud Reyer au concert-lecture © DR
Litt&Phi Programme 2014-2015 CSLF – équipe « Littérature et Philosophie »Litt&Phi Programme 2014-2015 CSLF – équipe « Littérature et Philosophie »
Litt&Phi
Programme 2014-2015
CSLF – équipe « Littérature et Philosophie »
Ce groupe de travail, ouvert à tous, se donne pour vocation l’étude des rapports entre littérature et philosophie, en prenant un point d’ancrage dans le dix-huitième siècle, mais sans s’y limiter nécessairement. On s’y intéresse par exemple aux formes d’écriture de la philosophie, aux styles philosophiques, aux stratégies d’expression et de transmission des idées. Les fictions à ambition philosophique (utopique, pédagogique, morale…), le dialogue d’idées, le théâtre de propagande hétérodoxe, la poésie philosophique, pourront être étudiés, ainsi que la place de la philosophie dans le roman et les effets qu’elle y produit. On s’inscrit ici dans une des préoccupations constantes du CSLF : l’étude de l’histoire des idées dans son rapport aux formes littéraires et de l’histoire des formes littéraires dans son rapport à l’histoire des idées. On sera particulièrement attentif aux dimensions épistémologiques et aux problèmes rencontrés dans l’étude des rapports entre littérature et philosophie. Le groupe de travail se veut aussi un lieu de mise en commun de perplexités, d’outils et de méthodes. Peuvent se joindre à nos travaux tous ceux (chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants ou futurs doctorants, de quelque institution qu’ils soient) qui s’intéressent à ces problèmes.
Ce programme est provisoire, nous pourrons tenter d’ajuster les jours et les heures en fonction des différents emplois du temps des participants en cours d’année.
Mardi 7 octobre (Bibliothèque de l’UFR, bâtiment L, 2e étage), 17h-19h30
Séminaire :
Exposé : Marie Leca-Tsiomis, « Roman et philosophie chez Queneau et Diderot : questions de langues »
Boite à outil : présentation de l’année, projets et informations diverses à partager, préparation du travail collectif sur Le Monde moral de Prévost.
Mardi 18 novembre (Bibliothèque de l’UFR, bâtiment L, 2e étage), 17h-19h30:
Séminaire :
Atelier : Le Monde moral de Prévost (1) : éléments de présentation du texte (Audrey Faulot, Colas Duflo), étude collective du paratexte et du début de la première partie.
Mardi 2 décembre (Bibliothèque de l’UFR, bâtiment L, 2e étage), 17h-19h30:
Séminaire : autour de Boyer d’Argens
Audrey Mirlo : « Honnêteté et Philosophie selon Boyer d'Argens : Le Solitaire philosophe (1736), Le Philosophe amoureux (1737) et La Philosophie du bon sens (1737) »
Élise Sultan : « Volupté et Philosophie dans Thérèse philosophe de Boyer d'Argens : le libertinage du bon sens »
Mardi 27 janvier (9h30-18h, salle à préciser) :
Journée d’étude : Sade, roman et philosophie (programme en annexe)
Mardi 10 février (Bibliothèque de l’UFR, bâtiment L, 2e étage), 17h-19h30:
Séminaire :
Atelier : Le Monde moral de Prévost (2)
Mardi 10 mars (Bibliothèque de l’UFR, bâtiment L, 2e étage), 17h-19h30:
Séminaire :
Exposé : Alain Sandrier : « Les Lumières du miracle »
Boite à outil : « romans, théâtres, poèmes, contes philosophiques », « fictions à ambition philosophique », « fictions pensantes », « philosophie narrative »… quelles notions pour désigner et décrire nos objets d’étude ?
Jeudi 9 avril (salle à déterminer), 9h30-18h30:
Journée d’étude : Voltaire, Histoire de Jenni (programme à déterminer)
Mardi 19 mai(Bibliothèque de l’UFR, bâtiment L, 2e étage), 17h-19h30:
Séminaire :
Atelier : Le Monde moral de Prévost (3)
Boite à outil : bilans de l’année passée et idées pour le programme de l’année suivante.
RESPONSABLE : Coals Duflo, CSLF, Université Paris-Ouest Nanterre
URL DE RÉFÉRENCEhttp://cslf.u-paris10.fr/cdr-cslf/les-equipes/litterature-et-philosophie-508121.kjsp
ADRESSEUniversité Paris-Ouest Nanterre La Défense
http://www.fabula.org/actualites/litt-phiprogramme-2014-2015cslf-equipe-litterature-et-philosophie_64037.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
http://www.sudouest.fr/2014/08/05/quand-george-sand-et-frederic-chopin-se-repondent-1633304-3193.php
Les échanges épistolaires de George Sand et de Frédéric Chopin seront mis en scène à la salle socioculturelle.
Demain à 18 h 30, une conférence musicale pour le moins originale est organisée à la salle socioculturelle. Le « Mariage de l'épître et de la musique, ou la correspondance de George Sand et de Frédéric Chopin » se jouera en couple.
Clara Sistach-Coquillas, pianiste et professeur de piano, et Didier Coquillas-Sistach, docteur en histoire ancienne et médiévale, proposent en duo leur interprétation des relations tumultueuses de George Sand et Frédéric Chopin.
Ils s'orienteront évidemment vers les échanges épistolaires entre ces deux figures incontournables du romantisme du XIXe siècle, dans leur contexte et leurs histoires respectives.
Pièces jouées au piano, commentaires historiques et biographiques alterneront tout au long de la conférence, mettant en lumière l'influence réciproque de ces deux artistes au cours de leurs neuf années de vie commune.
Maguy caporal
L'entrée est gratuite.
1954年8月3日、『クロディーヌ』『ジジ』『シェリ』『青い麦』などの小説で知られる、女性作家シドニ=ガブリエル・コレットがこの世を去りました。
今から遡ること、60年前のことでした。
"Moi, c'est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau. Il ressent plus finement, plus complètement que mon cerveau...
Toute ma peau a une âme"
(Extrait de "La retraite sentimentale")
サンドが他界する3年前にこの世に生を受けたコレット。彼女はサンドの精神的恋愛小説で育ったとも言われています。サンドとコレットの共通性については、フランスのサンド研究者ミッシェル・エッケ氏(リール第三大学教授)が、2004年6月2日に慶應義塾大学における講演で述べておられます。エッケ氏は、サンド学会が2004年の作家生誕200年を記念し、講演会の招聘講師として日本にお招きしたのでした。
http://sandjapon.gooside.com/colette.htm
ちなみに、同年5月の日本フランス語フランス文学会の春季大会では、ミッシェル・・エッケ氏は、サンドの『わが生涯の記』について発表されました(主催:日本フランス語フランス文学会、日本ジョルジュ・サンド研究会 後援:フランス大使館2004年5 月 30 日)。
http://koara.lib.keio.ac.jp/xoonips/modules/xoonips/download.php/AN10030184-20060331-0137.pdf?file_id=12833
http://sucra.saitama-u.ac.jp/modules/xoonips/download.php/atomi-KJ00004417837.pdf?file_id=13886
では、コレットとは、どのような作家だったのでしょうか?
ベルエポックと二度の大戦を駆け抜け、女性の側から「性の解放」を叫び、同性愛も含む華麗な恋愛遍歴で有名だったコレット。「妖しく慎ましい奔放さ」に、ジャン・コクトーは虜になったと言われる。コクトーは、詩人、小説家、劇作家、評論家として著名であるだけでなく、画家、映画監督、脚本家としても活動し、作家のプルーストやラディゲ、詩人マックス・ジャコブの他、画家のモディリアーニやピカソ、キスリング、さらにバレエのニジンスキー、音楽ではサティやプーランク、果てはチャップリンなど、交流関係の広さでも有名であった。*
http://ja.wikipedia.org/wiki/ジャン・コクトー
コレットは、1873年、ヨンヌ県のビュイゼー村に生まれた。父は退役陸軍大尉、母はシドあるいはアデールと呼ばれる、実はシャルル・フーリエの最初の夫人でもあった。
ブルゴーニュの寒村で成長したコレットは、村を出て世紀末のパリに趣き、20才で14歳年上の文壇プロデューサーと結婚。
夫のアンリ・ゴーチェ=ヴィラールの筆名ヴィリーの名を使い、「クロディーヌ」シリーズを出版。お転婆でレズビアンめいた少女クロディーヌは、当時の若い女性の間で大流行となり、かくして、化粧品からファッションまでフランス最初のキャラクター商品が生み出された。
結婚から13年後の1906年、浮気でバイセクシュアルだったヴィリーと離婚。パリのミュージック・ホールでパントマイムや踊り子として活躍を始めた。この頃の愛人は、ナポレオン3世の縁者を名乗るベルブーフ侯爵夫人ミッシーだった。ニ人は舞台上で共演もしている。
1912年に3歳年下のアンリ・ド・ジュヴネルと再婚。男爵夫人となる。女の子をもうける一方で、育児よりは「ル・マタン」紙の主筆であった夫アンリを頼りに文章を磨く修業に猛然と取り組んだ。
1914年、オペラ座からバレエの台本の執筆を依頼され、『子供と魔法』を完成。音楽を担当したモーリス・ラベルは、この作品をオペラに仕上げている(オペラの初演は1925年3月21日)。
1924年、夫のアンリ・ジュヴネルの連れ子ベルトランとの仲を危ぶまれて離婚。この経験が名作『シェリー』を誕生させた。アンドレ・ジッドは「一カ所として軟弱なところがない。陳腐な表現もない」とこの作品を絶賛している。
1935年、62歳で17歳年下のモーリス・グドケと再々婚。幸せな結婚だった。が、結婚生活のかたわらで同性愛体験を謳歌。
第一次世界大戦中はジャーナリストとして活躍し、自宅を野戦病院として開放している。このような人道的な活動にもかかわらず、第二次世界大戦中に、はからずもヴィシー政権に協力してしまった。が、その主要因は、夫のグドケがナチスのゲシュタポに連行されたことにあったらしい。
1954年8月3日にパリにて逝去。81歳だった。8月8日に国葬が営まれ、なきがらはペール・ラシェーズ墓地に埋葬された。
受勲:
レジオン・ドヌール・シュヴァリエ賞 (1920年)
ベルギー王立アカデミー (1935年)
アカデミー・ゴンクール総裁 (1945年、最初の女性総裁)
グラン・オフィシエ (1953年)
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*コクトーは、友人であったエディット・ピアフの死を知った4時間後に亡くなったことでも知られる。死因は心臓発作で74歳だった。1936年5月に訪日。一週間の滞在中には、作家の林芙美子、詩人の江間章子や六代目・尾上菊五郎に会見。相撲を「バランスの芸術」と呼んだ。翻訳家の 朝吹登美子氏は、生前のコ クトーとも交流があり、死の報せを受け、コクトーの自宅に駆けつけている。三島由紀夫は、1960 年、岸惠子出演の芝居を演出中のコクトーを訪問したが、この時の案内役を務め たのが朝吹氏であった。ちなみに、朝吹登美子氏は、2011年の芥川賞受賞作家・朝吹真理子の大叔母に当たる。